mercredi 31 janvier 2007

Génétique


Une des caractéristiques des Caron, du moins de ma famille, c'est la passion des casse-têtes. C'est inscrit dans nos gènes, je crois. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai des souvenirs de mon père, et aussi de ma marraine, pencher sur un casse-tête, à chercher quel morceau allait où avec une intense concentration. Quand on allait au chalet quand j'étais petite , on en faisait surtout quand il pleuvait. Ma tante Estelle l'habitude de garder une pièce dans sa main et de l'oublier. Cette pièce devient invariablement un morceau clé nécessaire pour continuer le casse-tête. Et on le cherche, et on le cherche... Jusqu'à ce que quelqu'un déclic et alors on se chicane joyeusement et on repart. On ne fait pas juste des petits casse-tête, là. Si on a l'espace, on part des 5000 morceaux quipeuvent rester sur une table tout l'hiver ou même toute l'année. Un Noël, mon oncle en avait un de parti dans une petite pièce au sous-ol. Tous ses frères et soerus plaçaient un ou deux morceaux en passant aider à la petite cuisine supplémentaire au sous-sol. Et à la fin de la soirée, ils étaient tous autour de cette petite table au fin fond du sous-sol, avec nous les enfants qui aidaient aussi. Le salon était pas mal vide. Quel plaisir!

J'ai donné un casse-tête en 3D à mon père de Minas Tirith à un Noël, mais il voulait le monter avec ma marraine, qui était je crois l'être humain qui était le plus proche de mon père. Alors qu'elle était mourante, il l'a amener avec lui chez elle, mais elle n'avait pas la force de le faire, alors il l'a ramener sans l'avoir commencer. Quelques jours plus tard elle mourrait.
On a su que mon père allait mieux quand il a monter le casse-tête en silence dans le sous-sol, sa blonde l'a aider. Et il me l'a montrer dès qu'il a été fini. C'était comme thérapeutique.

Aujourd'hui, un autre chapitre de cette passion c'est écrit. J'ai commencer un casse-tête que ma soeur m'avait donné à Noël il y a 3 jours. Et c'est mon chum qui l'a fini cette après-midi.
On dirait bien que le casse-tête c'est trouver une place dans la nouvelle cellule familiale que je me suis formé.

3 commentaires:

Rhiannon_Lunambre a dit…

J'ai les larmes aux yeux en te lisant. C'est drôle ma marraine aussi est férue de casse-tête, ainsi que mes fils ( surtout le petit qui en faisait des impressionnants dès 2 ans) et ma belle-maman... d'ailleurs on lui a acheter un méga casse-tête pour Noël qu'elle recevra à son retour de France. Tu me donnes envie de lui offrir en même temps que nous le commecions avec elle si elle en a envie... si le moment s'y prête.
C'est en tout cas une très belle tradition que vous avez toi et ta famille.
J'ai été très émue de te lire.

Lionne des Neiges a dit…

C'est fou comment les casses-têtes peuvent nous ramener à des souvenirs. Chez nous, c'était ma grand-mère qui adorait ça. On lui avait même acheté le fameux tapis qu'on pouvait rouler avec le casse-tête dedans. J'ai su qu'elle était vraiment malade quand elle a donné tous ces casses-têtes.

J'aime encore en faire. C'était notre activité familiale la fds. On restait des heures penchés dessus avec ma mère et ma soeur.

aigle blanche a dit…

Comme quoi... Plus ça changeplus c'est pareil. Dans une relation chacun arrive avec son bagage, son histoire, ses manies... Et au bout du capharnaum que cela peut parfois engendrer, il ressort souvent un beau mélange. Je vais t'envoyer ma fille un de ces 4... Elle a 3 ans et fait déjà des 100 morceaux toute seule.... Et même si je n'affectionne pas particulièrement les casses têtes (j'aime en faire mais pas à la folie), j'adore la regarder observer, tester, essayer et réussir...