lundi 14 mai 2007

Une fin de semaine d'amour, de toutes les sortes d'amour

Ah! l'amour, ça s'exprime tellement de toute sorte de façon, le plus souvent maladroites. Il en existe autant de sortes que de manières de l'exprimer.

Vendredi.
Une soirée avec mon amour à faire l'épicerie. Un peu de temps pour relaxer, car mon Grognours me promet de faire les desserts pour nos deux souper de Fête des mères, ce qui réduit considérablement ma liste de chose à faire. Ça c'est de l'amour.
Je choisi un dessert très simple (fraise sur gâteau éponge pré-acheté avec crème fouettée) pour le samedi chez ma mère. Il n'aura qu'a laver et couper les fraises, je battrai la crème chez ma mère. Ça c'est de l'amour. Pour dimanche, il devra prendre un peu plus de temps, sa mère est diabétique et ça prend un gâteau spécial au Splenda pour qu'elle puisse le manger. Ça c'est de l'amour.

Samedi
Souper chez ma mère qui a invité sa cousine à se joindre à nous. Son appartement lui semble bien grand, car on a hospitalisé son mari cette semaine. Ça c'est de l'amour.
Après le souper, ma mère me prends à part pour me dire que c'était très insensible de ma part de laisser Johanne, la conjointe de mon père, venir à ma graduation. Je lui répond que je ne peux pas demander à mon père de ne pas venir accompagné à tous les événements qui me touchent et que ça fait 7 ans qu'ils sont ensemble. Il est temps qu'elle fasse face à la musique. Je pourrais la ménager et me plier à ses demandes, mais je pense que cet isolement de la réalité ne lui fait pas de bien. En fait, je crois que c'est parce-qu'elle réussie à éviter Johanne si longtemps qu'elle n'est pas rendu plus loin dans sa guérison. Alors je tiens mon bout, mais je meure à l'intérieur. Ça c'est de l'amour.
Après près d'une heure de discussion animée où, entre autre, j'ai dû lui dire que mon père n'avait pas pensé à ses sentiments parce-qu'il ne sont plus ensemble et qu'il ne l'aime plus et aussi que si elle a quelque chose à lui dire qu'elle devrait l'appeller et arrêter de me coincer entre eux deux, le flot semble se tarrir. Je n'ai pas bouger, mais j'ai hâte que ça finisse. Je n'ai pas pleurer, mais j'en ai envie. Je me demande pourquoi cette "première fois" est tombée sur moi et non pas sur ma soeur, qui navigue dans ces situations beaucoup mieux que moi. Elle a quand même calmée le tempête qui est survenue la veille, faisant une place au dialogue. Ça c'est de l'amour.
Et puis, le chat sort du sac. Ma mère m'avoue qu'elle a peur qu'on aime plus Johanne qu'elle. Ça c'est de l'amour. C'est con, mais c'est de l'amour quand même. Moi, ça m'insulte. Ma réponse? "T'es folle, criss, t'es juste folle". Étrangement, ça à l'air de la rassurer. Après une répétition de la réponse avec variation sur le type et l'emplacement du sacre, je finis par lui demander ça fait combien de temps elle rumine ça. 24 heures. Mon oeil. 5 ans d'après moi, mais je ne lui fait pas l'insulte d'insinuer que je sais plus qu'elle ce qu'elle pense et ressent. Ça c'est de l'amour. Je lui dis que je suis insultée qu'elle ait seulement pu penser une chose comme ça de moi, qu'elle est juste folle, pis que je l'aime. heh. C'est moi ça. C'est aussi de l'amour.
On fini (ENFIN!!) par redescendre. On peut jamais avoir une soirée normal sans se pognés quand la cousine de ma mère est là. Mon chum a tout fait pour détourner l'attention des éclats de voix qui leur parvenaient. Ça c'est de l'amour.
La soirée fini par ma mère ne disant qu'elle ira sûrement en France plutôt qu'en Italie et m'offre de me payer le billet si je veux venir. Un peu sur ma suggestion, mais quand même. Ça c'est de l'amour.
Ensuite, on va reconduire la cousine de ma mère chez elle. C'est un détour, donc c'est de l'amour.

Dimanche
Je reviens plus tôt du travail, entre autre pour aider mon amour avec son gâteau et me reposer un peu avant de descendre manger chez ma belle-mère. Mon amour a déjà fait la pâte et la garniture dans la journée, je vais donc monter le gâteau et fouetter la crème qui sert de glaçage. J'entre dans la cuisine et c'est la catastrophe. Mon chum est déjà chez sa mère, il n'a ni ramasser ni laver ni même rincer ses plats et il y a de la farine partout. En plus, le gâteau n'a pas levé... Je téléphone en bas et j'exige que mon homme remonte immédiatement. J'essaie de me calmer et je commence la vaisselle, mais quand il entre en faisant semblant de rien, j'éclate. Le ton monte, au bout de 20 minutes, alors qu'il parle au téléphone avec un ami, il me dit que si je ne suis pas contente, je peux prendre la porte. Wow. Je viens tu de me faire sacrer dehors moi, là? Dans mon fort intérieur, je sais bien que non, mais ça fait de la peine quand même. Beaucoup de peine. Je le pousse et lui fait mon plus beau doigt d'honneur avant de me réfugier dans ma chambre. Le fait qu'il continue à faire la vaisselle m'enrage juste plus... Je finis par me calmer et retourner l'aider. Ceux qui connaissent mon Grognours savent que ça ne peut pas finir comme ça... Évidemment, c'est la valse des attaques pour se défendre. Après que je lui ai dit que je ne lui demandais que 15 minutes de ménage par soir et qu'il ne faisait même pas ça, il me lance au visage que moi je ne fait juste rien et que je ne suis pas capable d'en faire plus. Génial. Encore une chicane sur le ménage... Ce qui m'a le plus frappé, c'est que c'est exactement comme ça que je me sens: incapable. Surtout depuis que ma maîtrise est vraiment commencée. Heh. Ça n'a pas aidé. J'ai pleuré beaucoup. Tout ce que je retenais depuis trois mois est sorti, mon sentiment d'impuissance, mon écoeurement de l'état de l'appartement et mon incapacité à faire quoi que ce soit à ce propos. Après m'avoir consolé (je pense que ma détresse à eu raison de sa résistance), mon amour m'a regarder dans les yeux et m'a dit: "c'est la dernière fois qu'on se chicane pour le ménage, c'est la seule chose qui ne marche pas dans notre couple. On va se trouver une femme de ménage". On a vraiment pas les moyens, mais il va trouver l'argent en quelque part. Ça c'est de l'amour.
Ensuite, on refait le gâteau ensemble. Il semblerait que mon amour ait mépris la poudre à pâte pour le bicarbonate de soude. Ça a donner un gâteau plat et salé. C'est la première fois qu'il rate un truc en cuisine et son orgueil l'empêche de redescendre les mains vides. Je lui montre les étapes pour faire un gâteau. On rigole ensemble. Nos chicanes ne durent jamais longtemps. Ça c'est de l'amour.
Après le souper, on descend le gâteau, sa mère est vraiment contente. Elle en reprend même deux fois. Je pense qu'elle était vraiment heureuse de l'effort que mon Grognours avait mis dans ce dessert. On a jasé assez tard et on a eu une belle soirée, remplie d'amour.

3 commentaires:

Dame Automne a dit…

Wow ! Fin de semaine chargée ! Je suis heureuse de voir que je ne suis pas seule à lancer des insultes à la tête de mon chummy une fois de temps en temps ! LOL On se serait cru au pays des Bisounours tant qu'il y avait de l'amour dans l'air ! lol

Rhiannon_Lunambre a dit…

Hé bien! Toute une fin de semaine! Câlinours et Bisounours... héhé moi aussi j'ai cru que j'allais en croiser un au fil des lignes.
Je m'ajoute à la liste de celles qui parfois, offre à leur homme, un nom pas très gentil. Mais dans mon cas, c'est plutôt rare et il faut vraiment me chercher. Par contre, ayant un tempéramment de feu assez rude, au quotidien j'ai souvent des réflexions très franches, pas mâchées. Après tout, qui aime bien châtie bien, non? ;-)

Lionne des Neiges a dit…

Je crois que personne n'a l'exclusivité de crier après son homme. Nous sommes deux lions très orgeuilleux et on est capable de se trouver pas mal de sujets pour le prouver.

Mais il est plus important de voir par dessus ça et d'être heureux en amour comme vous l'êtes. Je te souhaites plus de fds Bisounours que grincheuses.