lundi 16 avril 2007

Quand est-ce que ça va s'arrêter?

Il y a eu deux tueries à la Virginia tech aujourd'hui. Deux tueries qui ont enlevé à vie à 33 étudiant(e)s, qui en a blessé physiquement au moins 25 autres et psychologiquement des centaines. Deux tueries, deux tueurs différents, peut être reliés, peut-être pas..

Quand est-ce que ça va arrêter cette violence? Qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête d'êtres humains pour qu'ils décident de se venger de l'humanité en amenant le plus de gens possible avec eux? Pourquoi ils choisissent les écoles?

Quel genre de société permet le développement de ce genre de personne? Est-ce que l'on est vraiment seulement des témoins innocents de ces tragédies ou est-ce qu'on joue en fait un rôle actif sans même nous en apercevoir?

Je crois que le temps de reportages sensationnalistes avec moult détails est révolu. Il est temps qu'on fasse une introspection, qu'on se regarde et que l'on comprenne ce qui se passe. Lâchons les petits débats comme les accomodements raisonnables et regardons le big picture. Qu'est-ce qui nous manque dans cette société pour qu'on ait besoin d'avoir tout ce que notre voisin possède. Quel manque essayons-nous de remplir en s'occupant autant des autres, de ce que pensent les autres, de ce que possède les autres? Est-ce que ce vide ne pourrait pas être rempli? Est-ce que l'on peut entendre les cris d'alarme de ces gens qui posent des gestes désespérés? Pourquoi y-a-t'il autant de suicides et pourquoi ce nombre augmente-t'il à tous les ans? Ces tueries sont-elles si différentes des suicides? Pour moi oui, je les trouvent lâches et laides. C'est comme des suicides, mais où les gens ne veulent pas partir tout de seul... Mais au fond, elles restent des suicides. Est-ce que la vie est si laide? N'y a-t'il pas une façon d'y remédier?

Ces tragédies amènent toujours plus de questions que de réponse. Des questions dont les réponses sont simples et complexes, cérébrales et instinctives, personnelles, mais qui s'appliquent à tous. C'est si compliqué. Il reste que le rythme de ces incidents me fait peur. Et la facilité que les médias ont à trouver des coupables aussi. Et la facilité qu'a la public à accepter ces coupables encore plus...

Mes pensées s'envolent vers les familles des victimes qui eux ont à composer avec les conséquences directes de ces questions.
Je prie pour les blessés.
Pour ceux qui ont succombés, je leur souhaite de bien se reposer dans le Summerland avant de reprendre leur place dans la Grande Roue.

Il n'y a rien à faire, rien à dire vraiment... Le silence à au moins l'avantage d'être respectueux.

2 commentaires:

Lionne des Neiges a dit…

T'as raison, si on ne veut pas apprendre de nos erreurs, ayons au moins la décence de ne pas faire dans le sensasionnalisme.

aigle blanche a dit…

Moi le sensasionnalisme, je ne suis plus capable. De rapporter la nouvelle est une chose. De regarder le massacre en direct, s'en est une autre. Des gens souffrent. Avons nous vraiment besoin de faire du voyeurisme? Ayons plutôt un moment de receuillement. Une pensée. Envoyons des énergies positives, de guérison... Prenons le temps d'apprécier ce que nous avons.