lundi 19 mars 2007

Le divorce ça fini toujours par faire mal...

Mon père a laissé ma mère en 1999, le divorce à été prononcé dans les mois suivants et j'ai été en garde partagée jusqu'à ce que je déménage avec mon amour en 2005. C'était ma position face au divorce de mes parents jusqu'à quelques mois... J'ai souffert du temsp que mon père a pris pour s'installer dans un endroit ou on pouvait le voir au moins une semaine sur deux, c'est vrai. On pouvait passer des semaines sans voir mon père et des jours sans lui parlé. Moi au moins je travaillais avec lui, alors je le voyais un peu, mais ce n'était pas les gros char. On le voyait à coup de 1 ou 2 heures des fois. On est allé passé une fin de semaine chez sa blonde, où il restait, une seule fois, à Noël. Ces folies là on bien dû durée 1 an. Ça a fait mal sur le coup, mais j'ai passé par dessus. J'ai pardonné et aujourd'hui je n'ai presque pas de souvenirs de cette période. Je me souviens avoir été fâchée, mais je le vois dans ma tête comme si c'était quelqu'un d'autre. Je sais aussi que j'étais très tournée vers mon intérieur parce-que je n'ai aucune idée de comment ma soeur à vécu ces mois. Quand mon père a déménager près de chez ma mère et qu'on a commencer à habiter chez lui, tout est rentré dans l'ordre pour cette moitié de famille.
Ma mère à encore beaucoup de difficulté à accepter ce qui c'est passé. Elle en veut à mon père. Elle met pas mal toute la responsabilité de la séparation sur mon père, parce-qu'il l'a laissée pour une autre femme. C'est faux. Elle a aussi une bonne part de responsabilité, mais elle ne se l'avoue pas. C'est pour ça qu'elle est encore prise dans le divorce et qu'elle ne passe pas à autre chose. J'ai eu de la peine de la voir pleurer, de la voir tordre dans son esprit tout ce qu'il y avait eu de beaux entre eux deux.

Mais au bout du compte, c'était la destruction de leur couple à eux. Ça ne nous regardais pas, ma soeur et moi.
C'était ce que je pensais jusqu'à en fin de semaine passée, où j'ai enfin réussi à mettre le doigt sur la douleur sourde qui envahissait mon âme.

On était trop vieille pour faire partie d'une famille "reconstituée" avec les filles de la blonde de mon père. Elles avaient presque el même âge que moi et ma soeur, donc elles étaient élevées et en plus, on ne les voyat qu'une semaine sur deux. On n'a jamais habité avec les deux soeurs en même temps. La plus jeune avait décidé d'aller vivre avec son père au lieu de rester avec sa mère quand ils ont déménagés à St-Bruno. Elle n'est revenue que quand la plus vieille est partie vivre avec son chum. On les aiment bien, mais je crois qu'elles savaient, tout comme nous, qu'on ne deviendrait pas des soeurs.
On a donc accepter notre situation de famille "divisée", parfois très difficile à gérer, mais on fait avec.

La plus vieille de la blonde à mon père est quand même moins âgée que moi de 2 ou 3 ans, je ne souviens plus. Elle a fait des choix de vie étrange, que je sais que mon père n'aurait pas voulu pour nous. Il y a 3 ans elle devient enceinte de son chum dont elle ne partageait la vie que depuis 1 an. Une petite fille adorable est née 9 mois plus tard.
C'est là que le bas blesse.
Mon père se considère comme le grand-père de cette petite fille. Et moi, ça me fait mal. je sais que cette enfant n'a plus qu'un seul grand-père biologique qui prends soin d'elle autant qu'il prennait soin de ses enfants (je vous laisse comprendre le sous entendu) et que la présence de mon père dans sa vie doit lui faire du bien.
Mais c'est MON père, à MOI.
Il n'y a que moi et ma soeur qui pouvont lui donner des petits enfants. Juste nous deux. Et je pensais bien être la première.
Je suis dévastée que l'attention donnée au premier petit enfant soit donnée à la fille de sa blonde. Ce n'est pas comme s'il l'avait élevé, après tout.
C'est horrible, non? Je sais que ces sentiments sont égoïstes et égocentrique, mais ils me rongent en dedans.
Surtout quand mon père m'a dit qu'il ne ferait pas de différences entre ses "petits-enfants". J'aurais donc voulu être spéciale. Mais moi j'ai osé attendre d'avoir trouvé le bon et ça m'a pris plus de temps que pour la fille de Johanne, alors tant pis pour moi. Je ne trouve pas ça normal. Mon chum me dit d'attendre, que c'est sur que ce ne sera pas pareil quand nos enfants naîtrons, mais je connais mon père. Il va se forcer à les mettre tous égaux s'il a décider que c'était ce qu'il devait faire.
J'ai l'impression de m'être fait voler quelque chose. J'ai fait le deuil de la famille traditionnelle parce-que je suis en train d'en bâtir une moi-même, mais mon père aurait dû être le grand-père de seulement mes enfants et ceux de ma soeur. Point, On aurait dû être spéciales.
Ça me fait vraimetn de la peine. Ça m'enlève le goût d'en avoir. Je devrais en discuter avec mon père, mais j'ai honte de ressentir ça. Je sais que ce n'est pas correct d'enlever mon père à la petite. C'est lui qui aurait dû mettre les barrières, maintenant il est trop tard.
Et il y en a un autre en route. La petite aura un petit frère qui aura la même différence d'âge avec elle que moi avec ma soeur. Heh.

Je me sens moche et j'ai l'impression d'être laide en dedans maintenant que j'ai mis des mots sur ce que je ressens. Ce n'est pas beau, parce-qu'au milieu de tout ça, il y a une enfant et bientôt un autre qui ne doivent pas souffrir à cause de ça. Mais je les envis, je crois.

Quand je vais me marier, ce sera pour rester avec mon homme toute ma vie. Je demande aux dieux d'enlever de sur notre route les obstacles que l'on ne pourra pas surmonter. Pour qu'on reste ensemble pour toujours, pour nos (futurs) enfants, pour leur épargner des peines qu'ils ne devraient jamais connaître.

3 commentaires:

aigle blanche a dit…

Tu sais, moi, la famille je pourrais en disserter pendant des heures. Et des heures. Il ne faut pas garder en dedans. Mais c'est un avis très personnel. Verbaliser aide à dédramatiser, à rendre plus "naturel" une situation qui ne l'est peut-être pas. Parler. Communiquer. Discuter. Transmettre. C'est ma façon à moi de faire. Des fois ça passe, des fois ça casse, mais dans tous les cas, ça fait du bien...

Lionne des Neiges a dit…

Je vais dans le même sens qu'aigle blanche, tu devrais vraiment en parler avec ton père. Tu serais surprise du niveau de compréhension de nos pères et surtout de la fierté qu'ils peuvent avoir. Il pourrait même te surprendre. Parce qu'au fond, tu es spéciale, tu es sa première fille. Et ça, personne ne pourra te l'enlever et ça sera la même chose pour tes enfants.

La discution aide à régler pas mal de chose autant pour la famille que pour un couple. Bonne Chance

Rhiannon_Lunambre a dit…

Je vais faire le mouton mais... je vais dans le sens des deux opinions précédents; quand tu seras prête, parle à ton papa. La vie est trop courte pour ne pas être certaine... pour garder des choses imprimées et nons exprimées. Déjà tu as été bien bonne de tout dire ça, comme ça, tel quel ici. Je te lève mon chapeau! Je comprends aussi ce que tu peux ressentir, je crois. Comme le dit si bien Lionne des Neiges, tu ES spéciale; tu ES sa première fille... et ça, c'est quelque chose que personne ne peut remplacer. Oui d'accord il y a eu un certain précédent, mais au fin fond, j'ose croire que, le fait de prendre ses petits enfants véritables, et pas ceux de coeur, ça fait quelque chose... lien de sang, de vie qui continue... ne serait-ce que pour ça on ne peut-être indifférent... et si tu ne lui parles pas, qui sait, il ne montrera peut-être aucune différence extérieure et gardera tout en dedans soucieux de tenir sa parole de " il y aura pas de différences entre les petits-enfants". Mais il y en a une, elle existe, elle est là dans ce lien spécial qui vous unis et, je te souhaite d'avoir la force d'aller vers lui avec tes mots, et je te souhaite de tout mon coeur, des surprises agréables si tu vas dans cette direction, après avoir absorbé et mûrit la chose... XxXx