dimanche 29 avril 2007

Rêve dérangeant

Cette nuit j'ai rêvé que j'avais avec moi un petit ours polaire. Je l'ai reçu alors qu'il était bébé dans mon rêve, mais je ne sais pas pour quel raison. J'avais juste l'impression quie je ne pourrais pas le garder toute ma vie. Ma soeur était avec moi et je lui ai demandé de lui couper une patte! Je ne sais même pas pourquoi! Il fallait juste lui couper une patte...C'est méchant! Plus tard dans le rêve, j'ai réalisé que seul le bout de ses orteils étaient coupés et on m'a aussi dit que c'était pour lui enlever son centre de l'agressivité qui se trouvait dans ses cousins, qui pourtant étaient encore bien là...
Il était un peu plus gros qu'un chaton sevré et il m'aimait tellement. Le premier soir, il c'est couché en boule sur mon ventre, mais quand je me suis réveillée le lendemain, il était gros comme un labrador, toujours couché sur moi. J'étais un peu décu qu'il grandisse si vite...
Il n'avait pas mal à la patte, en fait il n'a vraiment jamais eu mal même s'il saignait le premier soir avant de dormir. J'ai donc laissé mon chum et de ses amis lui faire prendre une marche. Ces amis là n'existent pas vraiment, en tout cas pas en dehors de mon rêve. Celui qui a eu l'idée de la marche me semblait me cacher quelque chose, comme s'il était un peu méchant. Je l'ai laissé partir parce-que mon chum était avec eux, mais en dedans j'étaise persuadée que mon ours reviendrait avec de la peine, lui qui était si enjoué. J'ai dit à mon chum de me rejoindre avec l'ours au souper de l'hopital. Ce souper avait lieu au dernier étage d'un l'hopital. Quand ils sont arrivés mon ours avait de la peine et il se cachait... Il n'avait pas grossi. Il ne sortait que pour moi et semblait n'avoir de désir pour le contact humain que pour le mien. Je voulais le faire monter à la salle de réception, mais une infirmière m'a dit que je devrais attendre qu'un préposé se libère pour le monter dans ses bras, car je ne pouvais pas transporter un ours dans tous l'hopital... J'ai du le laisser cacher en bas pour remonter et savoir ce qui c'était passé. L'ami de mon chum a rien dit et il m'a regardé avec un sourire idiot. Mon chum me disait "rien de grave" d'un ton de voix qui voulait dire "il a fait quelquechose de niaiseux, mais de pas si grave et l'ours a vraiment mal réagit, mais on pensait pas que ça allait faire ça ...". Je n'ai jamais su ce qui c'était passé . Cependant, l'ours n'arrivait jamais. Il était toujours en bas et au lieu d'aller le chercher j'attendais et j'attendait... Je ne sais pas pourquoi. Je me suis dis à plusieurs reprises que je devrais aller le voir, lui tenir compagnie ou au moins le rassurer, mais je ne faisais rien. J'attendais. Il me semble que j'aurais plus insister normelement et qu'au pire je serias aller le chercher moi-même. Au moment où je me suis réveillée, je m'en allais mettre un peu de pression pour qu'on me monte mon ours...

Je trouve ça vraiment bizarre, surtout que ce rêve se tenait quand même pas mal... J'ai aussi l'impression que c'est important, mais je ne sais pas pourquoi...

Je vais illuster ce message par une photo de Knut, que je trouve vraiment trop cute et adorable... C'est peut-être lui la source de ce rêve, mais je sais que l'ours n'était pas Knut...

samedi 28 avril 2007

Petite saucette aux États-Unis

Hier, mon Grognours et moi sommes allés passer quelques heures aux États-Unis. Je travaille les deux jours de cette fin de semaine, alors c'était un peu comme notre fin de semaine... Nous avons passer les lignes assez tard, vers 16h30, alors nous n'avons pas pu rester aussi longtemps que d'habitude. Nous avons commencé par notre centre d'achats préféré où j'ai vu de bien belles robes que nous n'avions malheureusement pas les moyens de m'acheter... Sniff. Mon amour par contre s'est acheté une belle casquette (il en avait grand besoin, celle d'AC/DC est vraiment finie), un chandail de Superman et un... porte-feuille de Zelda. Il était tellement content, deux secondes après être entré dans la voiture il commençait déjà à transférer ses cartes. héhé. C'est un enfant, mais je l'aime comme ça!
Pour ma part, j'ai pu acheter mon livre sur les oeuvres de John Howe que j'avais laissé derrière moi à Pâques quand j'y était allé avec ma soeur. Mon chum avait eu la bonne idée de m'informer que les réparations de sa voiture lui avaient coûté 400$ alors que je me trouvais chez Barnes and Noble. Ça passe le goût de faire des folies, même des folies de 10 U$. Je me suis repris ce coup-ci, j'ai aussi acheté un livre sur le roi Arthur (plus à cause des illustrations, mais bon) et aussi deux cadeaux: Beowulf pour mon Grognours et un livre sur l'art des BD de Batman pour un ami.

On a ensuite été chez Micheal's Craft Store et pendant que mon Grognours était en train de jouer avec ses cartes, moi j'ai trouvé des feuilles de couleurs pour mon Livre des Ombres, des perles pour me faire un collier et surtout, une boîte en bois pour le cadeau de fête du Grognours. Je prévois lui faire une boite pour ranger les pièces de son jeu d'échec avec un échiquier sur le dessus. J'ai encore du travail à faire, mais d'avoir trouvé cette boite (pour 6 U$!), me simplifie drôlement la vie!

On a ensuite été poster un colis (c'était surtout à cause de ça qu'on a décidé d'aller aux États et j'ai presque oublier de le faire), puis on est allé faire un tour à l'épicerie. J'ai fait le plein de yogourt à la lime, au caramel et au citron et on a trouvé... des céréales Spiderman!!! WoW!!!

Le Vermont c'est vraiment magnifique, du moins la partie entre la frontière et Burlington. C'est montagneux et verdoyant. On s'en venant, on a même vu une équipe de jeune qui s'entraînait à la crosse! J'ai jamais vu d'équipe au Canada et pourtant c'est le sport national avec le hockey. Mon amour dit que c'est assez populaire aux États... Moi, ça m'a vraiment surprise!

Retour au Canada vers 22h10 et à la maison vers 23h30. Une belle demie-journée, en amoureux.

mercredi 25 avril 2007

Le chêne (un cadeau pour la Fée de l'hiver)

Connu pour son endurance et sa longévité, le chêne a toujours été synonyme de force et de stabilité. Connu en Irlande comme le "Tara des bois", il a une association naturelle avec Lugh, qui était le protecteur des rois. Un équivalent de Lugh au Pays de Galles était Llew Llaw Gyffes , "le bel à la main sure", dont les aventures sont racontés dans la quatrième branche du Mabinogi. Dans cette histoire, Lleu se transforme en aigle et se perche au somment d'un chêne magique où il souffrira "des épreuves en neuf étapes". Le destin de Lleu n'est pas sans rappeller celui d'Odin, pendu aux branches de l'Arbre du Monde, Yggdrasil, pendant neuf jours, et, en effet, Lugh est souvent comparé au grand dieu de la mythologie nordique.
Comme un bon roi, le chêne supporte ceux qui ont besoin de protection. Une des légendes folkloriques des pays de l'Ouest raconte qu'une jeune fille a été sauvée d'un roi cruel par un chêne qui laissa tomber une grosse branche sur la tête du roi. Les soldats du roi tentèrent de couper l'arbre, mais ils ont plutôt rencontré un triste sort.
"Oh they rode in the wood, where the oaken tree stood
[Oh ils ont chevauché dans les bois, où le chêne se tenait]
To cut down the tree, the oaken tree.
[Pour le faire tomber, le chêne.]
Then the tree gave a groan and summoned his own,
[Alors l'arbre laissa échapper un grognement et appella les siens,]
For the trees closed about and they never got out
[Les arbres se sont refermés sur eux et ils ne sont jamais ressortis ]
Of the wood, the wonderful wood. "
[du bois, du merveilleux bois.]

Dans un autre conte de la même région "La renarde et les hommes du chênes*", les esprits du chênes cachent une renarde épuisée qui est poursuivie par des chasseurs, car "ils gardent toutes les bêtes de la forêt". Quand les poursuivants sont partis, les hommes du chêne invitent la renarde à "essuyer ses pattes douloureuses dans notre flaque d'eau de pluie", ce qui guérit ses pattes et fait repousser le poil qui lui fut arracher.
Si vous avez besoin de force et de restauration, collez votre corps en entier contre le tronc d'un chêne et baignez-vous de la calme et rafermissante énergie du monarque des bois.
Plusieurs fragments de récits folkloriques des Iles anglaises et d'Irlande décrivent un concours de récoltes entre un héros et un être magique formaidable: un esprit diabolique ou le diable lui-même. Le héros human, représentant la culture, déjoue normalement sont opposant, qui originellement représentent les forces sauvages de la Nature. Il le fait souvent par l'usage du fer, qui est traditionnellement exécré par les créatures de l'Autre Monde, cerains disent que ces êtres sont des mémoires des habitants de l'époque pré-âge de fer qui ont été délogés par les Celtes avec leurs outils et leurs armes supérieurs. Dans ce qui sont probablement les plus anciennes versions, la Nature est représentée par la Cailleach, la vieille; l'aspect de la mort de la Déesse de la Terre, qui peut causer la perte des récoltes. Son autre visage est la jeune déesse du printemps qui amène la vie.

*hommes du chêne est la meilleure traduction que j'ai trouvé pour Oakmen

Traduction d'un texte tiré de FREEMAN, Mara. Kindling the celtic spirit. Harper Collins. New-York. 2001. p.248-249

Image: The Oak witch par Amy Brown (2003)

mardi 24 avril 2007

Horoscope des fées

La fée qui vous gouverne est la fée Mab
Elle est la reine des esprits Gnomes, qui déclenchent les succès matériels.

Quand elle s’est penchée sur votre berceau,
elle vous a murmuré :


Tu auras une mémoire d’éléphant
Tu ne connaîtras pas le mensonge
Tu te montreras courageuse dans l’effort
Tu apprendras vite et bien
Sous ta carapace, tu cacheras une sensualité de feu.

lundi 23 avril 2007

Ah! Si seulement...


... Ça doit être ça une "loi qui a des dents"...

mercredi 18 avril 2007

Injustice

Beaucoup de noms pourraient illustrer le mot "injustice" dans le dictionnaire... Ce matin, j'en rajoute un autre.
Dans une tragédie, il y a toujours une histoire qui ressort plus qu'une autre, une qui nous touche plus que les autres. Pour moi, c'est celle de Liviu Librescu.
Ce professeur de 76 ans était originaire de la Roumanie. Il a connu les camps de travails nazis et la déportation dans les getthos pour juifs pendant la deuxième Grande Guerre et il a survécu. Il a tenu tête à Nicolae Ceausescu à qui il a refusé de porter allégeance alors qu'il était un ingénieur pour le gouvernement. Cela à failli lui coûter sa carrière et sa vie. Il a ensuite immigré en Israël, pays cahotique entre tous. En 1985, il a fini par immigrer aux États-Unis pour enseigner à la Virginia Tech, dans une petite communauté tranquille, enfin. En 2007, il a tenu, avec son corps, une porte de classe fermée alors qu'un tueur essayait d'entrer. Ça a permis à une dizaine de jeunes espoirs de la faculté de survivre en fuyant par les fenêtres, mais le tireur à fait feu au travers de la porte. L'histoire de M. Librescu se termine ici. Son périple c'est finalement fini par une (des) balle(s) qu'il avait évité si souvent.
Un professeur de 76 ans... À 76 ans, tu es supposé être à la retraite, en train de profiter des fruits de ta vie, pas en train d'enseigner. Il faut avoir le feu sacré pour faire ça... Et malgré son âge et ses expériences, il c'est placé dans la ligne de tir d'un désaxé pour sauver d'autres vies avant la sienne. Ou peut-être est-ce à cause de ses expériences...
Son souvenir va survivre au travers de ces 10 étudiants et aussi sûrement de leurs enfants. Peut-être, s'il est chanceux, aussi par les enfants de leurs enfants, mais un jour son souvenir disparaîtra du coeur des hommes. J'espère que des mémorials pour lui (et d'autres comme lui) seront irrigés. Pour qu'il inspire des générations à venir, car avant-hier, il a fait ce qu'il y a de plus beau chez l'humain: il a fait le sacrifice de soi.
J'ai pleuré pour vous ce matin, M. Librescu et je pleurerai encore, c'est certain. Je trouve votre geste magnifique. Je vous pleurerai pour vous célébrer et je rirai aussi.
Il y a des gens pour dire que si plus d'étudiants avaient été armés, il y aurait eu moins de mort. Moi je dis que pour réduire le nombre de mort, il aurait fallu plus de gens comme vous.



lundi 16 avril 2007

Quand est-ce que ça va s'arrêter?

Il y a eu deux tueries à la Virginia tech aujourd'hui. Deux tueries qui ont enlevé à vie à 33 étudiant(e)s, qui en a blessé physiquement au moins 25 autres et psychologiquement des centaines. Deux tueries, deux tueurs différents, peut être reliés, peut-être pas..

Quand est-ce que ça va arrêter cette violence? Qu'est-ce qui peut bien se passer dans la tête d'êtres humains pour qu'ils décident de se venger de l'humanité en amenant le plus de gens possible avec eux? Pourquoi ils choisissent les écoles?

Quel genre de société permet le développement de ce genre de personne? Est-ce que l'on est vraiment seulement des témoins innocents de ces tragédies ou est-ce qu'on joue en fait un rôle actif sans même nous en apercevoir?

Je crois que le temps de reportages sensationnalistes avec moult détails est révolu. Il est temps qu'on fasse une introspection, qu'on se regarde et que l'on comprenne ce qui se passe. Lâchons les petits débats comme les accomodements raisonnables et regardons le big picture. Qu'est-ce qui nous manque dans cette société pour qu'on ait besoin d'avoir tout ce que notre voisin possède. Quel manque essayons-nous de remplir en s'occupant autant des autres, de ce que pensent les autres, de ce que possède les autres? Est-ce que ce vide ne pourrait pas être rempli? Est-ce que l'on peut entendre les cris d'alarme de ces gens qui posent des gestes désespérés? Pourquoi y-a-t'il autant de suicides et pourquoi ce nombre augmente-t'il à tous les ans? Ces tueries sont-elles si différentes des suicides? Pour moi oui, je les trouvent lâches et laides. C'est comme des suicides, mais où les gens ne veulent pas partir tout de seul... Mais au fond, elles restent des suicides. Est-ce que la vie est si laide? N'y a-t'il pas une façon d'y remédier?

Ces tragédies amènent toujours plus de questions que de réponse. Des questions dont les réponses sont simples et complexes, cérébrales et instinctives, personnelles, mais qui s'appliquent à tous. C'est si compliqué. Il reste que le rythme de ces incidents me fait peur. Et la facilité que les médias ont à trouver des coupables aussi. Et la facilité qu'a la public à accepter ces coupables encore plus...

Mes pensées s'envolent vers les familles des victimes qui eux ont à composer avec les conséquences directes de ces questions.
Je prie pour les blessés.
Pour ceux qui ont succombés, je leur souhaite de bien se reposer dans le Summerland avant de reprendre leur place dans la Grande Roue.

Il n'y a rien à faire, rien à dire vraiment... Le silence à au moins l'avantage d'être respectueux.