lundi 5 février 2007

Ôde aux villages.


Dimanche, je suis allée voir le spectacle de Fred Pellerin. Un pur délice, deux heures et demi de plaisir cru, sans déguisement.
Fred Pellerin, c'est un vrai conteur. Moi qui est pourtant familière avec l'esprit des contes et quie st allé à plusierus soirée de conte, je suis restée surprise. Au travers de ses divagations, de ses détours et de ses retours, j'ai compris ce que c'était que d'être un "conteur". Pendant ces deux heures, il ne nous a conté qu'un seul conte. Et deux douzaines d'histoires. Et une centaine d'anecdotes. Il partait dans des parenthèses très allongéee, qui elles même comptaient quelques crochets [] et parfois même des accolades {}, et subitement, sans qu'on s'y attende, il se raccrochait au conte principal et tout se tenait. Ses paroles semblaient erratiques et aléatoires, mais elles se raccrochaient toutes au fil conducteur de son imaginaire débordant. Il y avait des supports musicaux, du "tapage" de pieds et même de l'harmonica. Il ne manquait rien, rien sauf un endroit plus petit, un foyer et des heures de plus.

Pendant tout le spectacle, il lève le voile sur ce qu'est la vie de village, un vrai village... Et à la fin il nous explique comment cette vie est en voie d'extinction, comment de plus en plus de jeunes s'en vont vers la ville et comment la fermeture de grosses entreprises en région éloignée met en péril cette vie simple et nos racine mêmes simultanément.
Quand il a eu fini, mon envie d'aller m'installer en région était encore plus forte qu'avant, mais je ne sais pas si mes envies pourraient soutenir la réalité. J'ai envie de nature et de grands espaces, de calme et d'une vie plus dénuée de matériel, amis je ne sais pas si j'y arriverais vraiment. Et surtout, je ne sais pas si je pourrai donner à mes enfants les valeurs de tolérances et d'acceptation de la différence qui me sont cher dans un village rural. Est-ce que je pourrais leur donner l'éducation dont je rêve, le plaisir du travail bien fait, l'appréciation de l'effort?
Si j'étais certaine de pouvoir répondre oui à toutes ces questions, je n'hésiterais pas une seconde.

*****

En parlant de contes, dimanche prochain, mon Grognours et moi allons assisté à une scéance du Dimanche du conte au Sergent recruteur. Un conteur métis y sera, si quelque'un est intéressé, suivez-nous!

samedi 3 février 2007

Imbolc et repos


Hier, petite célébration toute en douceur pour Imbolc. La neige tombait doucement et la température était hivernale, mais tout de même clémente. Nous avons, Éa, mon Grognours et moi, déguster de délicieuse crêpes, rondes, dorées et chaude, comme le soleil qui revient. Au jambon pour souper et aux fruits pour desserts. Nous avions fermé toutes les lumières pour ne nous éclairer que par le feu des chandelles. Le feu du soleil qui réveille la terre, le feu qui crée, le feu qui protège la vie. Après le souper, Éa et moi nous sommes mis à la fabrication de chandelles, un processus plus compliqué que je ne l'aurais cru, étant donné que ce n'était pas la première fois que j'en faisait. J'ai du accepter qu'un grande quantité de cire végétale creusait en refroidissant, alors que ce n'est pas le cas lorsque de plus petite quantité de cire sont utilisée. Et nous avons aussi découvert qu'il faut lire toutes les instructions, même sur un paquet de brillant, si on veut éviter un grand gaspillage. Les chandelles sont quand même réussies et infusé de la spendeur de Brigid et de la Lune , pleine et ronde.
Mon pain du soleil qui revient fut un échec cette, année, mais j'entends bien me réessayer demain soir. Après tout, j'ai attendu totue une année pour en re-manger.

*****

Aujourd'hui, repos.
Une petite escapade chez Québec Loisir qui nous a permis de ramener Passe-partout à la maison, puis retour chez nous où mon copain devait corriger et noter les travaux de ces 300 élèves. Alors, après-midi en solitaire pour moi. J'ai écouter des X-files, j'ai tricoté, travailler dans mon Livre des Ombres. J'ai fait un peu de ménage et du lavage, mais à mon rythme. Tout fut fait à mon rythme, c'est à dire, très lentement.

mercredi 31 janvier 2007

Génétique


Une des caractéristiques des Caron, du moins de ma famille, c'est la passion des casse-têtes. C'est inscrit dans nos gènes, je crois. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai des souvenirs de mon père, et aussi de ma marraine, pencher sur un casse-tête, à chercher quel morceau allait où avec une intense concentration. Quand on allait au chalet quand j'étais petite , on en faisait surtout quand il pleuvait. Ma tante Estelle l'habitude de garder une pièce dans sa main et de l'oublier. Cette pièce devient invariablement un morceau clé nécessaire pour continuer le casse-tête. Et on le cherche, et on le cherche... Jusqu'à ce que quelqu'un déclic et alors on se chicane joyeusement et on repart. On ne fait pas juste des petits casse-tête, là. Si on a l'espace, on part des 5000 morceaux quipeuvent rester sur une table tout l'hiver ou même toute l'année. Un Noël, mon oncle en avait un de parti dans une petite pièce au sous-ol. Tous ses frères et soerus plaçaient un ou deux morceaux en passant aider à la petite cuisine supplémentaire au sous-sol. Et à la fin de la soirée, ils étaient tous autour de cette petite table au fin fond du sous-sol, avec nous les enfants qui aidaient aussi. Le salon était pas mal vide. Quel plaisir!

J'ai donné un casse-tête en 3D à mon père de Minas Tirith à un Noël, mais il voulait le monter avec ma marraine, qui était je crois l'être humain qui était le plus proche de mon père. Alors qu'elle était mourante, il l'a amener avec lui chez elle, mais elle n'avait pas la force de le faire, alors il l'a ramener sans l'avoir commencer. Quelques jours plus tard elle mourrait.
On a su que mon père allait mieux quand il a monter le casse-tête en silence dans le sous-sol, sa blonde l'a aider. Et il me l'a montrer dès qu'il a été fini. C'était comme thérapeutique.

Aujourd'hui, un autre chapitre de cette passion c'est écrit. J'ai commencer un casse-tête que ma soeur m'avait donné à Noël il y a 3 jours. Et c'est mon chum qui l'a fini cette après-midi.
On dirait bien que le casse-tête c'est trouver une place dans la nouvelle cellule familiale que je me suis formé.

Douleurs

Hier soir, j'ai eu le besoin profond d'aller me coucher sur l'herbe, à l'ombre d'un arbre et de pleurer. Je voulais me blottir dans les bras de la Déesse sous l'oeil attentif du Grand Cornu, qu'ils prennent le poids sur ma poitrine. La Terre est cependant enfouie sous la neige. Imbolc s'en vient, la Déesse se réveillera bientôt, je devrai l'attendre. Je suis parfois profondément malheureuse, sans avoir aucune raison, sans savoir pourquoi. On dirait des fois que cette douleur est soit inhérente à mon être ou alors elle ne m'appartient pas et évidemment elle est exacerbée à l'approche de la Lune rouge. Alors, on met ça sur le compte des hormones, on balaie du revers de la main, mais je sais que tout est vrai, même si je n'arrive pas à mettre le doigt sur la source.



mardi 30 janvier 2007

Le Québec est-il en train de virer fou?


Vous savez sûrement qu'à Hérouxville, le conseil municipal a établit un code de conduite pour les immigrants. En voici quelques extraits. Ce qui est en italique a été pris soit dans cet article, soit dans celui-là. Ce qui est écrit en normal, ce sont mes commentaires.

Voici ce qu'une mère de Hérouxville avait à dire. Elle est la mère du seul "immigrant" de la ville. C'est pas vraiment une minorité, remarquer, car bien qu'il soit noir, il est arriver ici bébé et n'a donc pas amener sa culture avec lui.

«Tout le monde ici savait que je voulais tomber enceinte et que ça ne marchait pas, raconte sa mère, Julie Mercier. Quand j'ai fait une demande d'adoption et que j'ai su que ça allait être un petit Haïtien, ça s'est rapidement su. Le lendemain de l'arrivée de Samuel, je l'ai installé sur le comptoir de l'épicerie que possédait mon père et tout le village a défilé pour venir le voir. Les gens étaient curieux et c'est normal.» Non, ce n'est pas normal, ça dénote un isolement très grand et donc un contact minimal avec les minorités à qui vous voulez imposer vos règles. Avant de déterminer ce qu'ils peuvent faire, essayer donc de vivre avec eux.

Julie Mercier fait partie des citoyens de Hérouxville qui pensent que le conseil municipal de son village a eu raison d'établir cette liste de «normes» officielles. «Je ne voudrais pas qu'on s'imagine que les gens de Hérouxville sont racistes, dit-elle. S'il y avait des femmes musulmanes qui devaient venir s'installer ici, je les accueillerais à bras ouverts. Je trouve juste plate qu'elles doivent porter un voile.» Plate qu'elles doivent porter un voile? Un voile sur le visage ou sur la tête? Le règlement interdit seulement de se couvrir le visage. On dirait qu'il y a confusion ici. Et celles pour qui c'est un choix? Celles qui sont fières de leur appartenance à l'Islam? Savez-vous au moins que le hijab a été instaurer à la base pour protéger les femmes?

"Le code affirme aussi qu'à Hérouxville, le port du kirpan ne sera pas accepté dans les écoles, ni l'aménagement de locaux de prière." Franchement! Les musulmans, est-ce qu'ils se mettent sur votre perron pour vous empêcher d'aller à l'Église le dimanche? C'est quoi le problème? Vous pensez que ça va les empêcher de prier? Ils vont prier dans les corridors, c'est tout. Mais c'est facile de passer une loi quand il n'y a aucun musluman dans votre communauté. Il n'y a pas beaucoup de confrontation avec la réalité dans ces cas là. Et pour le kirpan, il y a une cour supérieure à la vôtre qui a dit que c'était correct.

"(...) dans le code que Hérouxville considère que les hommes et les femmes ont la même valeur. Par conséquent, la lapidation des femmes, le fait de les brûler vives ou l'excision y sont interdits." Je pense qu'on a ici la preuve définitive que ce code d'écoule de l'ignorance et de préjugés.

Moi, ce matin, si j'étais un immigrant, je me sentirais mal. Et en colère. Mais je ne suis pas une immigrante, juste une Québécoise qui a honte.


*****

Tant qu'à y être...

Saviez-vous que le prix du lait à monter de 0,06$ du litre. Pour une famille qui consomme 10 litre de lait par semaine ça veut dire une augmentation hebdomadaire de 0,60$, mensuelle de 2,40$ et annuelle de 31,20$. Et c'est le scandale. J'ai pu entendre cette semaine des commentaire édifiants comme "ça monte, toute monte, y'a rien que les salaires qui montent pas" et "je commence à trouver qu'on paye trop cher". Trop cher? Pour une augmentation de 0,06$ du litre. Pour qu'une partie de ce 6¢ soit redistribué aux producteurs qui arrivent pas? Fuck! Messemble que ce n'est pas si mal... Ça parait pas vraiment en plus, la plupart des ménages consomment moins de 10 litre par semaine là...
Pis en plus la madame qui se plaignait qu'elle "payait trop cher", elle avait 3 sacs d'épicerie en plastique à la main. Madame, si vous amener vos propres sacs ou que vous ramener ceux là, la prochaine fois, l'épicerie va vous créditer 5¢ par sac sur votre facture. Ça devrait vous aidez à éponger cette hausse aberrante de prix.

Rêve


Depuis quelques jours, je me demande si je devrais vraiment avoir des enfants. Je ne sais pas si je suis prête à un aussi gros changement, de vie et de priorité. Je ne sais pas si je veux vivre ces changements. Maintenant que le moment approche, que je peux presque le toucher, je commence à avoir peur. On ne peut pas revenir en arrière sur cette décision.

Mais cette nuit j'ai fait un rêve. Je jouais avec un bébé, mon bébé. Il me souriais à moi. Et ça me suffisais. J'étais encore moi, mais il y avait quelqu'un qui m'était attaché, comme un peu un morceau de moi. Je crois que la Déesse voulait me montrer un peu ce qu'était la maternité. Pour me sécuriser un peu. Elle voulait me montrer que ce pouvait être agréable. Je ne suis pas tout à fait certaine encore, mais j'apprécie la "bande annonce". Ça va m'aider je crois.


dimanche 28 janvier 2007

Contentement


Hier, j'ai fêter mon anniversaire avec un groupe très sélect de mes amis. C'est maintenant une tradition, je fais un souper à l'Halloween et un autre à ma fête, toujours avec les mêmes invités. Pour certains ce sont les deux seules fois où l'on se voit.
J'ai été gâtée, pourrie. Vous pouvez voir la magnifique boîte qu'Éa m'a fait dans ce post. À l'intérieur j'ai un endroit spécial pour mettre mes bâtons d'encens et un petit truc en tissus pour trimbaler et ranger mes huiles essentielles en toute sécurité. Comme d'habitude, le dessin, ou plutôt la peinture, est magnifique. C'est vraiment une artiste incroyable. Une de mes amie m'a acheter ce forfait que je vais partager avec mon amour lors d'un moment spécial, soit une date importante ou tout simplement un jour où nous aurons le goût de partager un instant qui deviendra mémorable. Grâce à Flocon, j'ai maintenant un parapluie goth rouge avec des genres de vignes verte-noire et de la dentelle tout le tour qui entre dans un sac (et même une sacoche) et un aussi gobelet à poison. Mon chum n'a aucun goût de me l'emprunter, étrange, non? J'ai aussi eu un bloc note de Sally et un pot à crayon de Jack, les deux personnages principaux de Nightmare before Christmas que vous pouvez voir dans la photo qui orne mon message. Cette même amie qui est crafty, m'a donné un tourniquet à épice qu'elle à décoré avec de la peinture à verre, chaque pot étant différent et elle m'a aussi donné un moule à chandelle en métal carré avec des brillants à chandelles rouge et du colorant bleu pour chandelle. J'ai aussi eu un bon rabais chez Archambault.

Mais le plus beau cadeau de tous, ce fut la présence de chacun. Juste de les avoir autour de moi, ça me fait du bien. De les entendre raconter leurs histoires, de voir qu'ils vont bien, qu'ils sont heureux. Il y a les running gags, les manies de chacun et ça me fait du bien de pouvoir me dire que plus ça change, plus c'est pareil. La pièce est remplie d'amour et de plaisir et encore aujourd'hui, on peut respirer un peu de ces sentiments qui restent accrochés aux murs. Et ça me fait sourire. Vivement Samhain, qu'on se retrouve.

*****

Ce soir, je suis sortie des Promenades vers 17h15 et il faisait encore clair. Le Soleil revient.